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L'insertion des diplômés de lettres et sciences humaines

Le Centre d'Etude et de Recherche sur les QuaLifications (CEREQ) vient de publier une enquête "les chiffres des lettres".

 

Les chiffres des lettres - L’insertion des diplômés de lettres et sciences humaines

Bref n°274

Auteurs : Stéphane Jugnot, Dominique Epiphane, Julien Calmand (Céreq)

En 2004, parmi les 306 000 jeunes sortis de formation initiale avec un diplôme du supérieur, 42 000 étaient diplômés en lettres et sciences humaines, 46 000 en droit, sciences économiques ou gestion, et 25 000 en sciences dures. Ces jeunes sortants ont été interrogés en 2007, après 3 ans de vie active.

Sans rejoindre les discours alarmistes qui associent les filières de Lettres Sciences humaines à des « filières sans débouchés », les résultats de cette dernière étude  conduisent à quatre conclusions majeures :

Tout d’abord, il est nécessaire d’avoir une approche différenciée sur les diplômés des sciences humaines et sociales. Les débouchés sont fortement différents entre ceux qui ont suivi des études littéraires et ceux qui ont opté pour le droit, l’économie ou la gestion.

Pour la majorité des jeunes qui ont choisi de faire des études littéraires, cette filière n’est ni une voie de relégation ni une orientation faute de mieux.

Ainsi, et c'est la troisième conclusion, le débouché "naturel" de ces filières est bien l'enseignement, ou plus largement, l'Education nationale. Mais, c'est a priori souvent dans ce but  que les jeunes entreprennent ces études. Il ne faut donc pas exclure que les tendances à la réduction des recrutements dans la fonction publique en général et dans l'Education en particulier constituent de facto un frein à l'attrait pour ces filières.

Les difficultés d’insertion professionnelle qui attendent les diplômés de Lettres Sciences humaines dans le secteur privé sont malgré tout bien réelles. Si, les LSH acquièrent bel et bien des compétences et des aptitudes qui peuvent intéresser les recruteurs du public comme du privé, encore faut-il que les entreprises soient en mesure de les connaître puis de les reconnaitre, en termes de conditions d’emplois.

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